Selon les données du baromètre Hellio 2025 qui a recueilli entre juillet et septembre 2025 les réponses de 682 copropriétaires issus de diverses régions de France, 43,3 % des copropriétés prévoient d’entreprendre des travaux de rénovation énergétique. Ce pourcentage marque une légère progression par rapport à 2023 (40 %), mais demeure en retrait comparé à 2021 (47 %). Plus précisément, seules 8,9 % des copropriétés comptent se lancer dans un futur proche, alors que la majorité préfère différer : 22,3 % planifient des interventions à moyen terme (deux à quatre ans) et 12,1 % au-delà de quatre ans. Ces résultats illustrent un décalage certain entre l’intention et la capacité de passage à l’acte. Pour structurer efficacement ces projets futurs, les copropriétés disposent de nombreux outils de diagnostic : le DPE collectif, le diagnostic technique global (DTG) ou le PPPT (projet de plan pluriannuel de travaux). Ces expertises permettent d’établir des scénarios de travaux cohérents et de répartir les investissements sur plusieurs années.
L’enquête d’Hellio révèle une baisse importante de la possibilité d’investissement des copropriétaires au regard d’un projet de travaux de rénovation énergétique. En 2025, seulement 35,5 % se déclarent prêts à consacrer entre 1 000 € et 5 000 € à la rénovation énergétique sur les cinq prochaines années, contre 48 % en 2023 et 43 % en 2021. Cette diminution conséquente du budget traduit la pression économique actuelle et confirme que le financement reste le principal obstacle à la transition énergétique dans l’habitat collectif. Face à cette réalité, l’établissement d’un PPPT est la clé. Rappelons que cette étude obligatoire pour toutes les copropriétés de plus de quinze ans, qui détermine les travaux nécessaires sur dix ans, aide les copropriétaires à anticiper leurs dépenses et à lisser leurs efforts financiers. Combiné avec un DPE collectif, qui évalue la performance énergétique globale de l’immeuble, le PPPT constitue un outil de pilotage indispensable pour les copropriétés, comme l’est aussi le DTG.
Selon ce nouveau baromètre, lorsque les copropriétaires envisagent réellement des interventions, ils se tournent en grande majorité vers des travaux ciblés. L’isolation des murs par l’extérieur (20,5 %) et l’isolation de la toiture (15,2 %) arrivent en tête des priorités, avec plus d’un tiers des intentions. De ce fait, la rénovation globale, pourtant plus efficace sur le plan énergétique, ne représente que 7,7 % des projets envisagés. Cette préférence pour les interventions monogestes s’explique par leur coût plus accessible et leur financement généralement plus avantageux. Néanmoins, pour garantir la cohérence technique et augmenter les gains énergétiques, il reste essentiel d’opter pour un diagnostic rigoureux. Le recours à un DPE à l’immeuble, à un DTG ou à un PPPT permet d’identifier les postes de déperdition thermique les plus importants et d’éviter des travaux mal priorisés qui n’apporteraient que des bénéfices limités.